Feréhaé
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Et si la magie n'était pas ce que l'on pense...
 
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 Yaseitora, antre du mal=>temple des nogs

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Yaseitora
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Yaseitora


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MessageSujet: Yaseitora, antre du mal=>temple des nogs   Yaseitora, antre du mal=>temple des nogs EmptyJeu 20 Juil - 20:45

C’est donc suivant cette voix étrangement familière que la jeune aventurière partit vers l’ouest, vers le centre de l’île quittant cet étrange endroit appelé l'Antre du Mal. Jusqu’à maintenant, elle n’avait jamais voyagé seule que sur les côtes. Elle n’avait jamais prêté attention à tout ce qui se passait dans l’Intérieur, si on pouvait le nommer comme cela. Les histoires de tous les jours, de commerce et d’économie ne l’intéressaient guère plus qu’un moustique posé sur le derrière d’une vache. Etrangement, malgré le fardeau qui l’accablait, elle se sentait légère. Le vent qui passait à travers le vert feuillage des branches faisait onduler ses longs cheveux châtains, lui apportant une odeur nouvelle et agréable d’une grande aventure dans l’inconnu. Cette grande bouffée d’air frais n’aurait pas pu lui faire plus de bien. Peut-être était-ce ce dont elle avait besoin après tout. Une vie sans autre souci que l’occupation du jour même, sans penser au lendemain ni aux jours suivant. Après tout, c’est vrai, pourquoi les humains se compliquaient-ils la vie à découper le temps qu’ils vivaient en tronçons dépourvus de sens ? Il y a le jour pour se reposer, la nuit pour voyager sans se faire repérer tout en évitant les insectes gênants, l’aube pour chasser… Alors à quoi bon ? La vie est ce qu’elle est, autant en profiter tant qu’elle est en nous !

Elle progressait à grands pas à travers les grandes étendues d’eau que formaient les marécages. Elle ne savait ni où elle allait, ni vers quoi elle se dirigeait mais elle marchait vite et silencieusement, suivant la direction que lui indiquait les profondeurs de son subconscient. L’ouest, aller vers l’ouest, toujours plus… De toute façon, elle n’avait vraiment rien d’autre à faire. L’inconnu des terres l’attirait, et elle voulait découvrir et apprendre. Ainsi commença son voyage vers le grand ouest.

Pour des raisons pratiques, elle voyageait de nuit plutôt que de jour, évitant ainsi la chaleur que les soleil de Feréhaé conféraient à la terre. Le matin, dès l'aurore, quand toutes les créatures vivantes se manifestaient, elle partait chasser avec la petite dague gravée dont le fourreau ne quittait jamais sa ceinture sinon pour ses rares moments de relaxation au bord d’un des rares petits points d’eau qu’elle dénichait de ci de là par pur hasard. C’était les seuls instants de détente qu’elle s’accordait avant de se faire ensuite dorer au soleil lors de ses siestes légères de l’après-midi, quand elle ne sentait aucun danger à proximité. La lame acérée s’enfonçait sans mal jusqu’à la garde dans les bois les plus solides et ne s’était jamais émoussée jusque là. Elle aurait aimé avoir un sabre à sa disposition mais n’avait pas le cœur de s’en faire forger un nouveau. La simple dague de métal inerte et sans vie qui lui restait entre les mains lui suffisait amplement pour l’instant. Elle regrettait beaucoup son sabre à elle, léger, maniable, long mais pas trop, vif comme l’éclair… Elle abandonna ces pensées en se disant que jamais elle ne pourrait en trouver d’aussi vivant qu’Hitatsu. Etrangement, elle ne se souvenait pas l’avoir choisi, ni même l’avoir déjà eu sous ses yeux avant de voyager avec. Bah, puisque les humains ont une âme et choisissent leurs armes, pourquoi elles-mêmes n’en feraient pas autant ?

Son périple évoluait de manière régulière, la distance parcourue par nuit était constante et le gibier abondait. Elle n’aimait pas vraiment se mêler aux hommes ni se mêler de leurs affaire : elle évitait donc soigneusement les routes, qu’elle soient fréquentées ou non, préférant les sentiers étroits dans les forêts ou n’importe quoi d’autre qui lui évitait de croiser des gens. Si quelqu’un la reconnaissait, bien que ce soit pratiquement impossible, elle passerait un sale quart d’heure, oh que oui ! La peine encourue pour la désertion du domaine familial si n ne souhaitait pas y revenir était la mort. Or, cette vie d’enfermement stupide effroyablement ennuyante ne l’attirait pas du tout. Il lui fallait des sensations fortes pour conserver le goût de la vie, de l’action, de la palpitation. Rester à un certain endroit… cela ne la gênait pas s’il n’y avait pas d’autre solution mais du moment qu’il était possible de changer de vie, elle attrapait toutes les occasions au vol. De plus, la communication n’était pas vraiment son truc. C’est pourquoi, malgré la solitude qui commençait à peser sur elle, elle préférait tout de même rester seule. Ainsi, elle ne comptait que sur elle-même, sur sa force, et continuait son chemin. Il faut dire qu’elle n’était vraiment pas très sociable.

Les nuits et les jours se succédaient et elle gagnait du terrain. Ne se pressant pas, elle restait en pleine possession de ses moyens si jamais elle se faisait attaquer par des créatures ou de simples brigands. Cela lui rappelait ces étranges hommes en noir qu’elle avait affrontés devant la ruine de l’Homme-à-la-cape, étonnamment résistants pour des êtres humains de constitution normale. Ils avaient survécu aux coups mortels qu’elle leur avait pourtant lancé. Ces derniers n’avaient été que ralentis. Elle se rappela alors la prodigieuse puissance qu’avait dégagé celui qui leur avait fait face à eux devant ses yeux et sentit son admiration pour lui grandir encore. Elle se souvint aussi de la mystérieuse épée de foudre qui, descendu du ciel dans un grand éclair de lumière avait fait des ravages sur leurs corps, les réduisant à l’état de poussière. Peut-être qu’un jour elle aussi atteindrait cette puissance… Mais il lui restait encore un long chemin à parcourir… un très long chemin…

Plus le temps passait et plus son chagrin diminuait. Tout en progressant, elle découvrait des espace animales qu’elle n’avait jamais vu autre part que dans ses livres, allant du suceur, un minuscule insecte aussi grand qu’un moustique, qui pouvait tripler de volume en absorbant le sang de ses victimes et vivant en bandes de quelques centaines d’individus, au majestueux akadi, une sorte de grand chevreuil à la robe rouge au dessus et blanche en dessous, séparée en deux par une ligne noire, dont la chair était des plus recherchées, tout comme son cuir. Elle avait failli ne pas le remarquer, seules les trois tâches blanches bordées d’ébène sur son arrière-train l’avaient trahi. Et avaient causé sa perte. Les oiseaux étaient de plus en plus colorés, leurs teintes vives se dessinaient clairement pendant la journée, quand elle les observait. Son excitation face aux nouveaux horizons qu’elle découvrait ne cessait d’augmenter de jour en jour. Mais quoiqu’elle dise, elle commençait à se sentir attirée par a civilisation…

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MessageSujet: Re: Yaseitora, antre du mal=>temple des nogs   Yaseitora, antre du mal=>temple des nogs EmptyJeu 20 Juil - 20:47

Bien des nuits étaient passées sans qu’elle les compte. Pendant les chaudes journées qu’offrait l’été, les quelques zones d’ombre qu’elle rencontrait étaient les bienvenues. Laissant sa méfiance au placard, il lui arrivait de parcourir le matin les chemins régulièrement empruntés par les marchands quand elle n’entrai pas carrément dans les petits bourgs qu’elle rencontrait. Cela lui permettait alors d’acquérir de nouveaux vêtements et des chausses neuves, ainsi que divers produits dont il lui arrivait de se servir. Le petit coffre et la sacoche qu’elle avait déniché à l’occasion lui étaient ainsi d’une grande utilité. Le coffret lui permettait d’entreposer les diverses herbes et racines qu’elle trouvait dans la forêt, certaines aux vertus curatives, telles que les feuilles de framboisiers, d’autre mortelles. C’étaient ces dernières qui l’intriguaient le plus. Elle savaient qu’elles donnaient la mort mais pas de quelle manière ni à quelle vitesse. Peut-être aurait-elle l’occasion d’en enduire sa lame pour tester leur efficacité lors de combats prochains ? Malgré l’horreur qu’elle pouvait semer, un léger sourire apparut sur ses lèvres.

Bondissant par-dessus les talus, se faufilant dans les taillis, traversant les plaines, elle arriva un beau jour au seul endroit qu’elle ne pouvait pas traverser à pieds. Elle voyait à peine la terre à l’horizon, si c’en était bien. Devant elle, de l’eau. Une grande étendue d’eau bleue comme les saphirs les plus purs aux reflets turquoises à perte de vue. Elle pouvait toujours essayer de traverser à la nage, mais elle serait morte d’épuisement avant d’avoir parcouru la moitié de la distance. Elle en conclut qu’il valait mieux suivre la côte vers le sud, là où les deux parties des terres de l’Aron étaient le plus proches. C’était à cet endroit qu’elle pourrait traverser le plus facilement. Avec un sourire d’exaltation, elle se rua à la vitesse de l’éclair vers la voie à travers les quelques arbres rabougris aux feuilles grillées avant de se figer. Il lui avait semblé percevoir un morceau de tissu rouge ainsi qu’un bruissement de cape. Au bout de quelques secondes, ne sentant plus rien, elle haussa les épaules et repris sa route, les sens à l’affût du moindre bruit, de la moindre odeur suspecte.

Deux semaines plus tard, telles qu’elles les avait comptées, elle pénétra dans une petite bourgade perdue du nom d'Akashrac. Au cours de son long voyage, elle avait appris en tant qu’apprentie plusieurs métiers manuels, en particulier dans les domaines du bois et de la métallurgie. Entre temps, on l’avait même initié à la flûte, ce qui lui semblait totalement inutile mais lui fit tout de même plaisir. Depuis, elle en transportait une, casée dans un étuis de cèdre blanc, près de son petit coffret de bois de chêne. Elle était toute simple, creusée dans l’ivoire. Les quelques ébisus qu’elle avait ainsi amassés lui servirent à payer la traversée du cours d’eau. Elle débarquait ainsi de l’autre côté de la rive. Ayant entendu son nom, elle s’était renseigné sur la ville de Norac, apparemment la principale ville de la région, située un peu plus au nord, au bord de l’eau. Ce nom résonnait étrangement à ses oreilles. Elle prit sa direction, bien qu’elle ne sache pas vraiment pourquoi. Elle n’avait encore jamais visité de grande ville.

Le terrain étant particulièrement désert, elle coupa en ligne droite sans s’occuper des chemins, dormant peu, marchant promptement, de jour comme de nuit. Il lui fallut une semaine pour arriver à… à ce qui n’était pas tout à fait ce qu’elle cherchait, du moins si elle se souvenait de ce qu’elle voulait trouver…


suite: https://ferehae.forum2jeux.com/viewforum.forum?f=4
oubliez pas de lire la description du temple!!!!

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